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La mondialisation de l'économie, le développement des technologies de l'information et de la communication, la tertiairisation de l'économie, la concurrence par la qualité, l'innovation et la diversification des services au client, les besoins croissants de flexibilité et de réactivité des entreprises, et l'évolution des pyramides des âges, ont de profonds effets sur les organisations et les conditions de travail :
- La conception des organisations évolue. La séparation entre conception et exécution reste la règle. Les expériences acquises montrent qu'il n'y a pas de déterminisme technique, que les conditions de travail, comme l'efficacité des organisations, dépendent notamment de l'association de leurs futurs usagers aux conduites de projet de modernisation, et du renforcement du rôle du maître d'ouvrage (les entreprises) par rapport aux maîtres d'uvre (équipementiers, architectes, informaticiens). Des progrès ont été réalisés en la matière mais insuffisamment diffusés, et les projets de modernisation sont trop souvent traités comme des projets techniques, là où ils mettent en cause l'organisation.
- Les situations de travail changent avec les formidables potentialités des technologies de l'information et de la communication (TIC) implantées par vagues successives, les innovations organisationnelles (démarches qualité, juste à temps, organisations matricielles, management des connaissances
), l'externalisation, le recentrage sur les métiers, les fusions - acquisitions.
Les salariés dans les enquêtes de la DARES et la Fondation de Dublin font pour leur part état à la fois de plus d'autonomie, de plus de responsabilité, mais se plaignent à la fois d'un surcroît de contraintes par rapport au flux, aux clients, et d'autre part d'une plus grande dépendance vis-à-vis de leurs collègues. S'il est souhaitable de développer des métiers plus complets, des équipes à responsabilité élargie, des organisations plus souples, l'apprentissage collectif de la résolution de problèmes et des activités de projet, la polyvalence n'est pas toujours "intégratrice", la charge mentale s'accroît, les injonctions sont parfois contradictoires, et les risques d'exclusion plus importants.
C'est dans ce contexte que deux projets structurent l'activité de l'Aract Aquitaine, dans le cadre de ce domaine d'intervention.
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